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Vous nous dites que vous êtes atteinte d’une PR non confirmée. Permettez-moi de
dissiper d’emblée un malentendu. Si vous suivez depuis 4 ans un traitement de Remicade,
c’est bien d’une PR confirmée qu’il
s’agit. Peut-être avez-vous voulu dire que ce diagnostic n’a pas été confirmé
par un facteur rhumatoïde positif. Il
s’agirait alors d’une PR dite
séro-négative.
L’Enbrel (Etanercept)
est un des traitements dits biologiques
(biothérapies) introduits depuis le début de ce siècle pour maîtriser la
polyarthrite rhumatoïde. Plus exactement, il fait partie, avec le Remicade (Infliximab) de la famille des
médicaments anti-TNF alpha. Du fait
que ces médicaments diminuent la
résistance aux infections, l’un comme l’autre peut exposer à des effets
secondaires sous forme d’infections secondaires. S’ils ont tous les deux un
effet sur les douleurs, c’est parce qu’ils maîtrisent le processus articulaire
inflammatoire propre à la polyarthrite. Il s’agit alors d’un traitement de
fond, à effet durable.
En revanche, le Cortancyl (dérivé de la cortisone)
suspend l’inflammation, donc la douleur, mais sans avoir d’action de longue
durée sur la polyarthrite elle-même. Ce n’est donc pas un traitement de fond de
la polyarthrite. On parle alors de traitement suspensif de l’inflammation.
Dans votre dernière phrase, nous ne comprenons pas votre
allusion à votre tabagisme. A côté du cortancyl (quelle dose ?) vous
prenez du Skenan qui est du sulfate de morphine, habituellement réservé plutôt
à des douleurs cancéreuses.
Seul votre rhumatologue
a en mains tous les éléments qui lui permettent
d’établir un plan thérapeutique. |