Vers accueil GVP

 

 Groupe

 Activités

 Aide

 Questions

 Autres Sites

 Nos Artistes

 | Autres thèmes | Question N°? | Votre Question

 

 

 

 Divers

 Précèdente

 mark2_2.gif mark2_1.gif

 Suivante

 QUESTION 833

mark2_2.gif

Je souffre de ce que les docteurs ont identifié de PPR depuis 2007. Après un traitement à la cortisone pendant 16 mois allant de 70mg à 2.5mg, mon taux de sédimentation est passé de 90 à 30. J'ai toujours des douleurs dans les articulations des hanches, des épaules, de la clavicule, etc... A present je ne prends plus aucun remède, vu qu'il paraitrait que la PPR s'en va aussi vite qu'elle est arrivée après un temps allant de 2 à 5 ans. Est-ce vrai ? Avez-vous d'autres informations à propos de ces douleurs plus intenses au moment où je dois changer de position ? Merci pour votre reponse.

 

Mot exact


Résultats par page

Questions ordre numérique

green00_back.gif

Précèdente

Suivante

green00_next.gif 

 

 

mark2_1.gif

Cette « PPR », ou pseudo-polyarthrite rhumatismale, ou polymyalgia rhuematica est souvent évoquée sur ce site consacré à la polyarthrite rhumatoïde.

Cette affection touche habituellement les personnes âgées de plus de 60 ans (vous n’aviez que 58 ans au moment du diagnostic ?).  Elle se manifeste essentiellement sous la forme de douleurs des épaules, des hanches et du rachis cervical et lombaire, mais elle peut être associée à des céphalées temporales (maladie de Horton ou artérite temporale). Elle est caractérisée également par une vitesse de sédimentation « record ». A l’origine, on a cru que la durée de cette maladie était limitée à une année, puis à 2 ou 3 ans, mais il n’est pas exceptionnel de la voir durer plus longtemps.

Pour notre part, nous avons appris à traiter cette affection par des doses faibles d’équivalent prednisone (15 mg par jour). Cette dose est suffisante pour effacer en quelques jours les douleurs de la PPR, alors qu’elle ne suffit pas pour d’autres maladies que celle-ci : on a ainsi une confirmation du diagnostic.  Assez rapidement, on peut réduire la cortisone  à une dose dite d’entretien, très faible, mais très prolongée.

Dans votre cas particulier, avec des douleurs persistantes et une vitesse de sédimentation qui n’est pas normalisée, on peut se demander si la maladie est vraiment « éteinte ». Une nouvelle évaluation clinique et biologique mériterait d’être faite.

Pour ce qui est du caractère de vos douleurs, je dirai que les douleurs de la PPR (qui mérite aussi le nom de polymyalgia) sont plus musculaires qu’articulaires, d’où l’accentuation de ces douleurs aux changements de position.

Vous trouverez d’autres détails sur cette maladie en consultant sur ce site les réponses  44 , 71 , 88 , 274 , 315 , 360 , 369 , 535 , 579 , 621 , 646 , 775 et 779.

 

Merci beaucoup pour votre réponse. Lorsque vous dites que ma maladie n'a pas  l'air d'être "éteinte", c'est tout à fait le sentiment que j'ai. Faudrait-il que je reprenne de la prednisone, même à faible dose jusqu'à ce que ma vitesse de sédimentation soit complètement normalisée?? Ces anti-inflammatoires, pris trop longtemps, peuvent avoir un effet néfaste sur les os, n'est-ce pas ? Comment peut-on compenser cet effet négatif ?
De toutes façons, en suivant vos conseils, je vais faire une nouvelle évaluation clinique et biologique pour voir où j'en suis avec mes résultats.
Encore merci pour vos informations et vos conseils.

Je ne peux que confirmer votre interprétation : au vu des renseignements que vous nous avez donnés, nous pensions que votre maladie n’était pas éteinte. Avant de décider de la reprise d’un traitement de cortisone, il serait absolument nécessaire de refaire une nouvelle évaluation clinique (avec, si la notion de céphalées temporales est confirmée, une recherche d’artérite temporale) et une évaluation biologique (vitesse de sédimentation, C-Réactive Protéine, électrophorèse des protéines). C’est sur la base de votre anamnèse de douleurs et des résultats de cette double évaluation que votre rhumatologue pourra décider d’une reprise du traitement.

Du fait que vous avez reçu des doses assez importantes de cortisone et sur une longue période, un bilan osseux, avec recherche d’une ostéoporose, nous paraît justifié. Ce bilan devrait permettre de fixer la conduite à tenir si un nouveau traitement de stéroïdes est nécessaire.

Votre témoignage

 

 

 | Accueil | Début Page |