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Dans le diagnostic de certitude d’une polyarthrite
rhumatoïde, la prise de sang n’est qu’un des éléments. A elle seule, cette prise de sang n’est pas déterminante,
comme vous le verrez en consultant les réponses 405, 560, 615, 617, 649, 709, 718, 794, 796, 818 et 823.
Il
appartient à votre rhumatologue de réunir tous les arguments qui peuvent,
en corrélation, conduire à un tel diagnostic. Sur le plan de l’histoire de la
maladie (anamnèse), on retiendra l’horaire (douleurs à maximum nocturne-matinal,
avec raideur matinale), la localisation
(poignets, articulations métacarpo-phalangiennes et inter-phalangiennes,
surtout des 2ème et 3ème rayons, chevilles et
articulations basale des derniers orteils), la symétrie des douleurs. A l’examen clinique, votre médecin peut mettre en évidence les premiers signes
de l’inflammation synoviale, sous la forme d’une synovite palpable.
Au stade de début, les constatations cliniques peuvent
être confirmées par des radiographies
des extrémités ou, si nécessaire, par un IRM ou un examen ultrasonographique
des mains.
Les données du
laboratoire doivent être interprétées avec prudence. Certes, dans votre cas,
l’élévation modérée de la VS et de la CRP parlent pour une composante inflammatoire. Nous ne pouvons pas interpréter le
résultat du facteur rhumatoïde, car nous ne connaissons pas la technique et les
normes de ce laboratoire (Il faut préciser que le fateur rhumatoïde peut être
positif en dehors de la polyarthrite, et que d’autre part beaucoup de
polyarthrites évoluent avec un facteur rhumatoïde négatif). Actuellement, c’est la recherche des anti-CCP qui est la
plus fiable pour ce diagnostic.
Pour le reste, il faut dire encore que la déformation
des gros orteils en hallux valgus n’est pas en elle même une caractéristique de
la polyarthrite ; ce qui est caractéristique, c’est la tuméfaction
inflammatoire et douloureuse de l’articulation basale du gros orteil. Les
« craquements de tous les os » et les douleurs cervicales intenses ne
peuvent pas être mis sur le compte d’une polyarthrite, pas plus que les
diarrhées nocturnes (pour ces denières, s’agit-il peut-être d’un effet
secondaire des médicaments ?)
En conclusion, nous devons dire qu’il est important
d’arriver à un diagnostic de certitude, pour envisager, si ce
diagnostic se confirme, un traitement
efficace.
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