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Par rapport au début de l’affection (juin 2008), ce
n’est donc qu’avec un certain retard (combien de mois ?) qu’on a
diagnostiqué une « PMR ».
Cette PMR, c’est-à-dire cette polymyalgia rheumatica, ou pseudo-polyarthrite
rhizomélique, a fait déjà l’objet de
nombreuses questions sur ce site. Ce fait est dû surtout, à notre avis, à ce
nom de pseudo-polyarthrite rhizomélique, qui montre bien certaines analogies
avec la polyarthrite rhumatoïde. Mais les différences sont évidentes :
- l’âge de début, supérieur à
55 ans dans la PMR
- la localisation
des douleurs : prédominance au niveau de la nuque, des épaules et
des hanches dans la PMR, alors que
dans la polyarthrite rhumatoïde, ce sont les poignets, les articulations des
mains et des pieds qui sont lers premiers touchés.
- L’association possible, assez fréquente de la PMR avec
l’artérite temporale, ou maladie de Horton
- l’élévation
très importante, dès le début, de la vitesse de sédimentation dans la polymyalgia
Vous trouverez des renseignements complémentaires, sur
ce site, en consultant les réponses 44, 71, 88, 274, 315, 353, 535, 579, 621, 646,
775, 779 et 833.
Dans votre cas particulier, nous ne connaissons pas votre âge. Nous sommes surpris par le début
au niveau d’un poignet. Quelles étaient alors les manifestations cliniques
constatées ? Quelle était alors la vitesse de sédimentation ? Une
radiographie a-t-elle été faite ?
Les manifestations
ultérieures (raideur douloureuse du cou, des épaules et des lombes) sont
effectivement évocatrices d’une
polymyalgia. Mais vous ajoutez « un
peu partout ». Cela veut-il
dire qu’il y avait aussi des manifestations inflammatoires au niveau des
petites articulations périphériques ?
En cas d’hésitation, un traitement d’épreuve par 15 mg /jour de prednisone peut être
utile. Cette dose relativement faible peut déjà donner un résultat évident sur
les douleurs de la PMR, alors qu’elle est insuffisante pour d’autres
diagnostics. A la dose de 50 mg/jour,
d’autres affections inflammatoires, différentes de la PMR, sont influencées.
D’autre part, avec ce diagnostic de PMR, chez une
personne de plus de 55 ans, il importe de rechercher l’éventualité d’une artérite temporale (violentes
céphalées, temporales, palpation et au besoin biopsie d’une artère temporale suspecte).
Lors des premières publications concernant la PMR, on avait cru qu’il
s’agissait d’une maladie limitée à une année. Les constatations ultérieures
sont moins optimistes. Il est fréquent qu’une dose faible de prednisone,
avoisinant les 5 mg/jour, doive être maintenue pendant quelques années. Il faut
distinguer deux buts : effacer les symptômes douloureux d’une part,
ramener la vitesse de sédimentation à la normale d’autre part. La dose
nécessaire n’est pas forcément la même pour obtenir ces deux résultats. |