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Il est pour nous très difficile de vous conseiller,
comme vous nous le demandez, car nous avons trop peu de renseignements
cliniques (âge de la pateinte, localisation des douleurs, constatations
objectives à l’examen, examens biologiques etc…)
S’agit-il
réellement d’une polymalgia (= pseudo-polyarthrite rhizomélique = PPR) ou d’une polyarthrite rhumatoïde à début
tardif (= late onset rheumatoid arthritis = LORA) ? Il peut être très
difficile de faire la différence entre les deux.
Admettons maintenant que votre rhumatologue a pu
obtenir la confirmation du diagnostic de polymyalgia.
Il s’agit maintenant de déterminer quelle est l’activité de la maladie, afin de pouvoir juger du résultat thérapeutique. Il existe pour cela des scores d’activité (PPR Activity Score, Leeb et coll. 2004 et 2007). Ces
scores d’activité tiennent compte en particulier des données de l’examen, de la
durée du dérouillage matinal, de la satisfaction du patient, et, au plan du
laboratoire, de l’évolution de la C-Réactive Protéine, plutôt que de la vitesse
de sédimentation.
Venons-en à la durée. Dans les premières descriptions
de cette maladie, dès 1953, on a cru qu’il s’agissait d’une maladie de durée
relativement courte, de l’ordre d’une année. Les descriptions plus récentes
obligent à admettre une durée plus prolongée, malgré la réponse spectaculaire
au traitement de cortisone. S’il s’agit d’une PPR sans manifestations de la
maladie de Horton, on préfère choisir une dose relativement modeste de
cortisone (au départ 15 à 20 ou éventuellement 30 mg d’équivalent prednisone). Les manifestations douloureuses s’atténuent
rapidement, mais on s’efforce par la suite de réduire très lentement la dose
quotidienne, voire de la diminuer mg par mg, pour ne pas s’exposer à une
rechute. Il est courant de devoir conserver une dose de 10 ou 7,5mg par jour
pour une durée de 1, 2 ou 3 ans.
A notre connaissance, il n’y a pas d’autre traitement de fond que la cortisone. Mais, si la maladie ne peut pas être maîtrisée par
une dose d’entretien de 10 mg. de prednisone, certains auteurs ont proposé, ces
dernières années (2007), de recourir à l’adjonction à la cortisone d’un
médicament dit biologique (Etanercept), qui permet de diminuer la dose de
cortisone nécessaire pour maîtriser la douleur. Un tel traitement, à notre
avis, nous paraît dispropotionné.
Vous trouverez d’autres renseignements sur cette maladie en consultant
les réponses 44, 71, 88 274, 315, 535, 579,
612, 621 et 646. |