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 Traitements Médicamenteux

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 QUESTION 862

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Mon épouse est soignée pour cette maladie depuis trois ans....sans amélioration notoire,dès que la dose de corticoïde est inférieure à 10mmg c'est la rechute,elle souffre énormément et surtout le matin jusqu'à midi, ensuite petit répis...
les tests ont été faits pour la maladie de Horton:négatifs.
Quels conseils pouvez-vous me donner ?
Je vous remercie;

 

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Il est pour nous très difficile de vous conseiller, comme vous nous le demandez, car nous avons trop peu de renseignements cliniques (âge de la pateinte, localisation des douleurs, constatations objectives à l’examen, examens biologiques etc…)

S’agit-il réellement d’une polymalgia (= pseudo-polyarthrite rhizomélique = PPR) ou d’une polyarthrite rhumatoïde à début tardif (= late onset rheumatoid arthritis = LORA) ? Il peut être très difficile de faire la différence entre les deux.

Admettons maintenant que votre rhumatologue a pu obtenir la confirmation du diagnostic de polymyalgia. Il s’agit maintenant de déterminer quelle est l’activité de la maladie, afin de pouvoir juger du résultat thérapeutique. Il existe pour cela des scores d’activité (PPR Activity Score, Leeb et coll. 2004 et 2007). Ces scores d’activité tiennent compte en particulier des données de l’examen, de la durée du dérouillage matinal, de la satisfaction du patient, et, au plan du laboratoire, de l’évolution de la C-Réactive Protéine, plutôt que de la vitesse de sédimentation.

Venons-en  à la durée. Dans les premières descriptions de cette maladie, dès 1953, on a cru qu’il s’agissait d’une maladie de durée relativement courte, de l’ordre d’une année. Les descriptions plus récentes obligent à admettre une durée plus prolongée, malgré la réponse spectaculaire au traitement de cortisone. S’il s’agit d’une PPR sans manifestations de la maladie de Horton, on préfère choisir une dose relativement modeste de cortisone (au départ 15 à 20 ou éventuellement 30 mg d’équivalent prednisone).  Les manifestations douloureuses s’atténuent rapidement, mais on s’efforce par la suite de réduire très lentement la dose quotidienne, voire de la diminuer mg par mg, pour ne pas s’exposer à une rechute. Il est courant de devoir conserver une dose de 10 ou 7,5mg par jour pour une durée de 1, 2 ou 3 ans.

A notre connaissance, il n’y a pas d’autre traitement de fond que la cortisone. Mais, si la maladie ne peut pas être maîtrisée par une dose d’entretien de 10 mg. de prednisone, certains auteurs ont proposé, ces dernières années (2007), de recourir à l’adjonction à la cortisone d’un médicament dit biologique (Etanercept), qui permet de diminuer la dose de cortisone nécessaire pour maîtriser la douleur. Un tel traitement, à notre avis, nous paraît dispropotionné.

Vous trouverez d’autres renseignements sur cette maladie en consultant les réponses 44, 71, 88 274, 315, 535, 579, 612, 621 et 646.

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