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QUESTION 913

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Peut-on avoir en même temps une spondylarthrite ankilosante à
forme axiale et périphérique et une polyarthrite ? Le diagnostic de
spondylarthrite a été posé en avril 2011 suite a une IRM du rachis alors
qu'auparavant ma rhumatologue était orientée sur une polyarthrite suite a l'IRM
de ma main gauche qui montrait en 2009 des remaniements inflammatoires avec
prise de contraste de la synoviale, un épanchement important de la gaine des
tendons extenseurs radiaux du carpe, présence de ténosynovite du tendon long
abducteur du pouce, tout ceci avec des douleurs importantes des mains, épaules
également, où une écographie a décelé l'existence d'une lame liquidienne de la
gaine du tendon du long biceps droit, et une bursite sous-acromiodeltoïdienne
modérée en 2009 également. Le bilan biologique est presque normal, pas de FR,
VS entre 4 et 9,CRP inférieure à 3, anti-corps antinucléaires à 80 juste au
seuil de positivité avec une fluorescence nucléolaire, par-contre anti CCP 2
positifs a 24, contrôlés plusieurs fois. Dans 1 premier temps j'ai été mise
sous méthotrexate (métoject injectable 15 mg) puis a la suite de l'IRM du
bassin qui montre des signes inflammatoires axiaux à type de spondylite de
Romanus en -T4-T5, de synovite articulaire postérieure L4-L5 ainsi que des
sacro-iliaques la rhumatologue a conclu a une spondylarthrite et m'a prescrit
Humira 40 mg en stylo ; j'en suis a ma 4e injection, et je n'ai pas encore
vraiment de soulagement, par contre mes douleurs et gonflement des mains et des
doigts qui allaient mieux un moment reprennent. Merci de me donner votre avis
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A votre question initiale, nous répondrons d’emblée que certains patients peuvent présenter à la fois des manifestations cliniques
et radiologiques de la spondylarthrite ankylosante et des manifestations
périphériques comme on le voit dans la polyarthrite rhumatoïde. Cette
association peut se rencontrer en particulier chez des patients porteurs de psoriasis ou dans des familles comportant des cas de psoriasis.
Votre message nous apporte essentiellement des données
tirées des rapports d’imagerie (surtout IRM).
L’Adalimumab (Humira) a été préconisé d’abord pour le
traitement de la polyarthrite rhumatoïde, puis ultérieurement pour le
traitement de la spondylarthrite ankylosante. Les résultats sont probants dans
les deux cas. On ne comprendrait pas pour quelles raisons les manifestations
inflammatoires ne seraient pas influencées : il serait judicieux de
patienter encore avant de conclure à un échec.
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| Merci pour votre réponse à ma question (913). Pouvez-vous me donner votre avis
sur ma positivité aux anti-CCP, alors que j'ai apparemment plutôt une SPA, par
contre je peux aussi vous préciser que je n'ai pas personnellement de psiorasis,
mais qu'effectivement mon fils aîné en a. Merci pour vos réponses, site très
interressant |
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Comme rhumatologue, nous persistons à essayer de
préciser un diagnostic de rhumatisme inflammatoire (s’agit-il d’une
polyarthrite rhumatoïde, ou d’une spondylarthrite ou encore d’un rhumatisme
inflammatoire indifférencié ?) en nous basant sur les données de l’anamnèse (histoire de la maladie,
plaintes subjectives) du status clinique
(manifestations de la maladie au niveau des articulations, et surtout de la
synoviale articulaire, ainsi qu’au niveau des tendons et des bourses,
susceptibles de participer au processus inflammatoire), avant de mettre en avant les résultats de l’imagerie et du laboratoire.
Certes, la spondylarthrite
ankylosante peut-elle être confirmée par la présence de l’antigène HLA B
27, et la polyarthrite rhumatoïde
par la présence du facteur rhumatoïde, tout cela en plus des données du
laboratoire courant. L’atteinte radiologique des articulations sacro-iliaques
viendra confirmer un diagnostic de spondylarthrite, et les mini-érosions des
articulations des doigts ou du carpe un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde.
Mais ces preuves sont souvent tardives. D’où la tendance à rechercher la preuve
définitive dans les résultats de laboratoire.
Qu’en est-il dans votre cas particuier ?
Surprise ! Les tests de l’inflammation (vitesse de sédimentation et C-Réactive-Protéine)
sont négatifs. Les facteurs rhumatoïdes sont négatifs.
Mais voilà que la recherche des anticorps anti-CCP 2 donne le résultat de 24.
Cette réponse est normalement donnée en Unités/millilitre. C’est le laboratoire
qui doit donner la limite correspondant à la normalité. Un travail récent
indique que c’est à partir de 50 Unités que ce résultat est considéré comme
spécifique de la polyarthrite rhumatoïde ! C’est surtout la positivité conjointe du facteur rhumatoïde
et des anti-CCP qui apporte une haute
valeur prédicitive pour la polyarthrite. D’autres travaux démontrent que
les anticorps anti-CCP peuvent être présents longtemps avant l’apparition des
premiers signes cliniques de la polyarthrite.
Mais il y a encore un élément à rapporter : la
consommation de tabac, chez des sujets génétiquement prédisposés, contribue à
élever très nettement le taux des anticorps anti-CCP !
La suite nous intéresse…
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merci pour votre réponse. Concernant le résultat des anti CCP, le labo donne
comme valeur de référence un seuil de positivité à 10 U/ml et mon résultat
est de 24 contrôlé 2 fois ; par ailleurs, je n'ai jamais fumé. Ces jours-ci,
je vais mieux, je commence à mieux dormir, car je souffrais beaucoup la
nuit. Reste le doute sur le diagnostic, c'est sûr d'après la rhumatologue
j'ai une spondylarthrite, mais vu l'état de mes mains est-il possible que
j'ai en même temps une polyarthrite, avez-vous déjà vu cela ? Merci |
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Comme nous l’avions dit, le taux relativement faible
d’anti-CCP, sans positivité du facteur rhumatoïde, ne nous paraît pas suffisant pour invoquer une
polyarthrite rhumatoïde (en plus de la spondylarthrite avérée).
Dans votre dernier message, vous écrivez « vu l’état de mes mains… ».
Pour justifier le diagnostic que vous invoquez, il serait très important que
votre rhumatologue puisse démontrer les signes cliniques qui témoignent de l’inflammation rhumatismale (preuve de
synovites, ténosynovites, épanchements liquidiens, éventuellement nodules
rhumatoïdes) et les autres arguments tirés de l’imagerie. Tous ces éléments
sont plus significatifs qu’un seul test de laboratoire.
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Je reviens à vous, suite à ma question 913. J'ai eu une bonne période en
octobre-novembre, mon traitement Métoject 15 mg + Humira 40 semblait enfin
efficace. Puis depuis début décembre reprise de douleurs nocturnes colonne et
douleurs importantes des mains. Je reviens à vous pour vous donner le résumé du
compte-rendu de mon IRM main-poignet gauche de nov.2009 : -En
somme Important épanchement avec distension de la gaine des tendons long et
courts extenseurs radiaux du carpe mais sans épaissisement de la synoviale
visible à ce niveau. Présence de ténosynovite du tendon long abducteur du pouce
au voisinage de sa zone d'insertion. Probable rhizarthrose. Synovite modérée
médio-carpienne On note également une petite prise de contraste avec discret
oedème osseux des têtes des 2e et 3e métacarpiens avec une minime synovite à ce
niveau Pour rappel, une spondylarthrite a été dignostiquée avec certitude en
mars 2011 suite à une IRM du rachis total, mais je conserve des douleurs
importantes des mains, et j'ai des anti-ccp positifs à 24 Merci pour votre
avis
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Il est bien difficile d’apprécier le résultat d’un IRM
des mains lorsqu’on ne lit que le rapport écrit. Je constate qu’il n’y a pas de
preuve d’érosions osseuses, ce qui serait carctéristique de la polyarthrite.
En revanche, dans le cas de la spondylarthite
ankylosante, on peut observer ce qu’on appelle les « doigts en
saucisse » (Voir réponse 564).
Il s’agit de douleurs et d’enflures qui concernent plusieurs articulations du
même doigt, par forcément de façon symmétrique. Ce type de manifestations se
voit en particulier dans les cas de spondylarthrite ankylosante associée à un
psoriasis (ou à un terrain familial psoriasique).
Pour ce qui est des anti-CCP, je n’ai rien à ajouter à mon dernier
message. |
Votre
témoignage
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