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Vous avez donc 19 ans et vous
avez appris il y a une semaine que vous étiez atteinte d’une polyarthrite
rhumatoïde (PR). Or, vous ne nous parlez pas des symptômes que vous ressentez.
Peut-être vous a-t-on annoncé ce diagnostic sur la base d’un test sanguin
positif (facteur rhumatoïde) ? Dans ce cas il faudrait refaire ce test
dans un autre laboratoire. S’il revient positif, il faudrait s’assurer qu’il ne
s’agisse pas d’un résultat positif dû à une autre cause que la PR. Enfin, il
faut savoir que quelques pour cents des individus en bonne santé sont porteurs
d’un test rhumatoïde faiblement positif.
D’autre part, si vous présentez
des symptômes d’un rhumatisme inflammatoire des articulations, il faudrait
s’assurer sur la base de l’anamnèse, des constatations objectives, des images
radiologiques et d’une série d’examens de laboratoire qu’il s’agit bien d’une
PR (voir réponses aux questions 14, 23, 26 et 37 sur le même site).
Enfin, si, sur des bases solides,
ce diagnostic est confirmé, il faut néanmoins affirmer qu’il ne s’agit pas
d’une maladie honteuse, ni contagieuse et qu’elle ne doit pas écarter un
patient qui en est atteint d’une activité professionnelle.
De plus, si le diagnostic est confirmé, il convient
de préciser en quoi consiste l’atteinte fonctionnelle actuelle et quel peut en
être le pronostic futur (on dispose actuellement de critères pour préciser le
pronostic, car il y a de très grandes variations d’un cas à l’autre). Une telle
évaluation, qui peut être faite dans un service universitaire de rhumatologie,
pourrait vous amener à orienter votre choix professionnel (par exemple en
choisissant une activité qui ne surmène pas trop les articulations touchées). |