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Votre question nous a mis dans l’embarras, car au lieu
de nous apporter une histoire précise de votre maladie, vous nous présentez
votre cas personnel comme un témoignage au sujet de la question 659.
Sans renseignements sur votre âge, sur vos antécédents
personnels, sur les manifestations articulaires de votre maladie, sur les
résultats biologiques et les données de l’imagerie, nous sommes dans l’impossibilité de vous apporter une réponse précise.
Nous ignorons aussi les conditions de la prise en charge de votre maladie (domicile, médecin traitant ou spécialiste
dans le domaine de la polyarthrite, ou encore service hospitalo-universitaire
avec spécialisation dans le traitement des formes sévères de polyarthrite
rhumatoïde).
Nous partons du principe que le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde a pu être confirmé. Quant à la vascularite rhumatoïde, dont la fréquence
est de l’ordre de 2 à 3% des cas de polyarthrite, elle implique en plus une
atteinte cutanée ou une neuropathie sur vascularite. Est-ce le cas ?
Le traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde a
rapidement évolué depuis la fin du siècle passé (voir réponse 939). Les médicaments de fond classiques
ont été complétés par les médicaments dits biologiques, à savoir depuis 1999
par les anti-TNF alpha, puis depuis 2003
par le MabThera (ou Rituximab),
qui est un anticorps monoclonal chimérique anti CD-20. De nombreux travaux ont
été publiés, qui nous renseignent sur les résultats du MabThera administré
isolément, ou associé à d’autres traitements de fond comme le Méthotrexate. Ce
MabThera est administré en perfusions intraveineuses, plus précisément par deux
perfusions à 15 jours d’intervalle, avec une répétition possible 6 mois plus
tard.
Dans plus de la moitié des cas, si elle est administrée isolément, cette
injection provoque des malaises, des frissons, de la fièvre et autres réactions
allergiques. C’est la raison pour laquelle elle sera précédée (une demi-heure
plus tôt, théoriquement) par une injection
de 100mg de méthylprednisolone. Cet apport d’une forte dose de cortisone
n’est là que pour maîtriser les effets secondaires du MabThera. Une deuxième injection suit après deux
semaines. Un deuxième cycle , s’il est justifié, ne peut être envisagé que six
mois plus tard au moins. Les renseignements qui précèdent étaient nécessaires
pour vous convaincre de la nécessité d’accepter l’injection de stéroïde. |